" L'étang neuf "- 50 par 70 - Jérôme Cossé 2004
Mes premières peintures me promenaient dans les sous-bois, les fleurs ou encore les verts flamboyants des premières feuilles de printemps, instants éphémères qui ne reviennent qu'au fil des saisons. La force des sous-bois et de leurs reflets se mêlaient ainsi à la fragilité d'un coquelicot. Je pense aujourd'hui qu'il existe en peinture un monde ou l'on se réfugie et un autre ou l'on s'expose davantage, mes thèmes se sont ainsi métamorphosés. Beaucoup de sujets me viennent à l'esprit et l'activité urbaine m'interpelle aujourd'hui davantage. Ma sensibilité se pose sur le reflet des villes sous la pluie, sur une flaque d'eau ou les reflets dansants d'un personnage revenant du marché.
Peindre la vie comme elle est et les gens comme ils sont, parfois fragiles, tantôt rêveurs. Il y a quelques années, je pensais que la véracité de ce que j'avais à dire ne pouvait être valable qu'en peignant sur le motif. Je pense dorénavant que ma vérité est ailleurs, là ou les gens vivent leur quotidien, instants vifs et éphémères que parfois seule la photographie peut "emprunter". Un travail en atelier vient compléter celui d'après nature et reste pour moi un formidable moyen d'évasion ou l'aquarelle, le rêve et la poésie s'accordent en une danse colorée.
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