
Je me suis longtemps posé la question de savoir ce qui permettait de transcrire par le geste ses émotions... Sans avoir réellement de réponses, je pense que l'on peut tout de même s'accorder à dire que le choix du pinceau ou de " l’outil " reste capital. De manière littérale et figurer, les pinceaux sont le prolongement de la main, le pinceau étant pour nous un peu comme l'épée d'un escrimeur...il fait partit intégrante de notre corps. D'ailleurs un autre exemple peut être un peut plus pertinent me vient à l'esprit, celle du golfeur qui au grés de son jeu choisira le numéro de son put en fonction du green, de son niveau, de la vitesse du vent... C'est un peu la même chose à l'aquarelle certains pinceaux permettront de se sortir plus facilement d'une marre d'eau ou d'un terrain sablonneux!
L'apprentissage de leur langage nous permet de voyager chaque jour un peu plus loin, là où nous porte notre coeur et nos émotions... Un pinceau pourra être nerveux, souple, petit ou grand, autant de caractères et de caractéristiques que d’individus! Il nous faut apprendre à les manier, comprendre leurs réactions, mettre en valeur leur trait et bien garder à l'esprit que n'importe quel "outil" peut être considéré comme "pinceaux d'expression" car la liberté du geste va au delà des moyens. Trouver les bons pinceaux c'est ce trouver soi-même, mais à un moment donné seulement! Bien évidement certains "outils" restent incontournables mais il ne vaudrait en aucuns cas se limiter à un "lexique" entendu. Peindre avec une plume d'oiseau ou une feuille de cerisier... pourquoi pas! Surtout si l'on y trouve l'harmonie et la liberté du geste...

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