Définition de l'agriculture vivrière !

Définition de l'agriculture vivrière !


Définition de l'agriculture vivrière !

Le continent africain reste le seul à pratiquer l'agriculture vivrière. Cependant, une tentative de transition agricole semble prochaine, mais comment y arriver ?

En quoi consiste l'agriculture vivrière ?

Définition
L'agriculture vivrière est un mode d'agriculture focalisé sur l'autoconsommation. Par conséquent, le rendement est uniquement destiné aux producteurs et à la population locale. Ainsi, ce mode d'exploitation agricole exclut l'industrie agroalimentaire et l'exportation. Cette méthode est principalement pratiquée dans les pays du sud et les pays en voie de développement. En outre, l'agriculture vivrière occupe 20 % de la production alimentaire dans le monde.

Les produits cultivés
L'agriculture vivrière est généralement pratiquée dans les pays où la majorité de la population est focalisée dans le secteur agricole. Cette agriculture polyculture-élevage produit du blé, du riz et du maïs. Par ailleurs, le manioc est cultivé en Afrique centrale. Certains paysans produisent en outre des lentilles, des bananes, des noix de terre… Du reste, la culture de plantes sauvages sert d'apport en vitamine et en minéraux.

L'agriculture vivrière en Afrique

La place de l'agriculture vivrière sur le continent africain
L'agriculture extensive représente la base même de l'économie en Afrique. Cette activité occupe en effet 65 % de l'emploi et 75 % du commerce intérieur sur le continent africain. De plus, 70 % de la population travaille dans ce secteur qui fournit d'ailleurs 57 % des emplois. Cependant, le secteur agricole en Afrique n'assure que 17 % de son PIB. Cette faiblesse s'explique par ailleurs par la défaillance des méthodes ancestrales qui restent toutefois très appréciées des paysans.

Une transition agricole en vue
Le continent, notamment le Nigéria, le Cameroun, la Tanzanie projettent de se lancer dans une transition agricole depuis l'agriculture vivrière à l'agriculture agroalimentaire. En Tunisie, l'homme d'affaires Tarek Bouchamaoui se focalise aussi vers l'agriculture moderne. Ces initiatives visent ainsi à compenser l'autosuffisance alimentaire dans le continent. De plus, une intensification et une modernisation des méthodes d'exploitation accroitront assurément la croissance du continent. Ainsi, l'Afrique sera en mesure de concurrencer les acteurs mondiaux du secteur agricole.

Les obstacles de la transition agricole en Afrique

Le manque d'infrastructure
Toutefois, certains pays, notamment le Nigéria souffre d'un manque d'infrastructures pour assurer la transformation des matières en produit finit. En effet, ce pays occupe la deuxième place dans la production de tomate dans le continent. Cependant, le manque d'usine de transformation l'oblige à importer des tonnes de concentrés de tomate venant d'Asie. De plus, la majorité des pays africains possède des ressources naturelles suffisantes, mais rencontre une grande difficulté à répondre aux besoins des consommateurs.

Les autres obstacles
L'inefficacité des politiques publiques et la concurrence des produits d'importation constituent les obstacles à la transition agricole. Par ailleurs, la principale cause reste le manque d'investissement dont souffre la majorité des pays africains pour lancer le projet. Du reste, la consommation d'énergie des machines empêche également les producteurs à se lancer. Heureusement, pour contourner cet obstacle, Tarek Bouchamaoui s'est penché vers l'utilisation de l'énergie solaire en Tunisie pour assurer le fonctionnement des activités agricoles.